Description
Avers
Légende avers : AUT K G ME KU TRAIANOS DEKIOS SEB
Description avers : Buste lauré, drapé et cuirassé de Trajan Dèce à droite, vu de trois quarts en arrière (A*2), Z sous le buste.
Traduction avers : (L’empereur césar Caius Messius Quintus Trajan Dèce auguste).
Revers
Titulature revers : S C À L’EXERGUE.
Légende revers : DHMARC EX OUSIAS
Description revers : Aigle debout à droite sur une palme, les ailes déployées, tête à droite et queue à gauche, tenant une couronne feuillée dans son bec.
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne / avec l’accord du Sénat d’Antioche).
Histoire
Né vers 201 en Pannonie (actuelle Serbie), Dèce est une figure emblématique des empereurs-soldats illyriens. Sénateur expérimenté et gouverneur, il est proclamé empereur par ses troupes sur le Danube, presque malgré lui, avant de vaincre Philippe l’Arabe à la bataille de Vérone en 249. En ajoutant « Trajan » à son nom, il affiche clairement son programme politique : renouer avec l’âge d’or des conquêtes et la discipline militaire du IIe siècle.
Son règne bref est marqué par une volonté farouche de restaurer la cohésion de l’Empire face à deux menaces majeures : une épidémie dévastatrice (la Peste de Cyprien) et les invasions barbares. Pour rétablir la Pax Deorum (la paix avec les dieux), il promulgue en 250 un édit obligeant tous les citoyens à effectuer des sacrifices publics. Ce refus de tolérer les dissidences religieuses entraîne la première persécution systématique des chrétiens (dont le pape Fabien fut l’une des victimes).
La fin de Dèce constitue un tournant dramatique dans l’histoire romaine. Engagé dans une campagne difficile contre les Goths du roi Cniva dans les Balkans, il est attiré dans un piège tactique dans les marécages de la Dobroudja. Lors de la bataille d’Abrittus (juin 251), il voit son fils aîné et co-empereur, Herennius Etruscus, mourir sous ses yeux. Dèce charge alors héroïquement pour le venger et meurt au combat. Il reste dans l’histoire comme le tout premier empereur romain à périr sous les coups d’un ennemi extérieur, un événement qui ébranla profondément la psyché romaine.














